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Ferrières en Brie

La Mairie de Ferrières en Brie

puce
Plan de Ferrières en Brie
Photothèque
 
 

Place Auguste Trézy - 77164 Ferrières en Brie

 

Lundi : 8h45 à 12h et 13h30 à 17h30
Mardi, Mercredi : 8h45 à 12h
Jeudi : 8h45 à 12h00 et 14h à 19h30
Vendredi : 8h45 à 12h et 13h30 à 17h30
Samedi : 8h45 à 12h

 

Tél. : 01 64 66 31 14
Fax : 01 64 66 04 82
e-mail : mairiedeferrieresenbrie@wanadoo.fr

site internet : www.ferrieresenbrie.fr

 

Le Conseil Municipal

Mireille MUNCH - Maire
Robert DUVEAU - 1er Adjoint
Martine FITTE REBETE - 2ème Adjoint

Dominique IMPERIAL - 3ème Adjoint
Geneviève GENDRE - 4ème Adjoint
Jacques DELPORTE - 5ème Adjoint

 

Les Conseillers Municipaux

Antoinette ABBAGNATO

Isabelle BRUAUX (Conseiller délégué)
Guy CABANIE (Conseiller délégué)

Daniel CAHUZAC (Conseiller délégué)

Christine CAMUS
Françoise CELAS (Conseiller délégué)

Stéphane CIGLAR

Marie CLEYRAT

Catherine COLIN

Patricia DESCROIX (Conseiller délégué)

Alain LITTIERE

Raphaël MENDES (Conseiller délégué)

Dany ROUGERIE (Conseiller délégué)


Historique

Ferrières-en-brie est mentionné dès la fin du IX ème siècle. Le village est alors appelé Ferrarias dans les capitulaires* de l’abbaye de Saint-Pierre des Fossés devenu par la suite Saint-Maur des Fossés. Des fouilles archéologiques ont permis de mettre en évidence un habitat du VI ème et VII ème siècles ainsi qu’un four destiné à la fabrication de tuiles et de briques.L’abbaye possédait dans le village des biens et des revenus. C’était un lieu-dit où se trouvait des forges et des cultures céréalières en bordure de la forêt de LAUCONIA (Lognes).
Le nom de Ferrarias ferait référence à un artisanat de la métallurgie du fer. Des éléments archéologiques et toponymiques (rue des Forges) tendraient à confirmer cette hypothèse. Lors de travaux d’aména-gements, des vestiges de cet artisanat ont été repérés au lieu-dit de la Brosse (découverte de scories*).

Le renouveau économique et spirituel des XI ème et XII ème siècles entraîna l’accroissement de la population et le développement de l’habitat. La construction de l’église St-Rémy illustre tardivement
ce renouveau.

Au XII ème siècle, la terre est divisée, sur le territoire communal. Plusieurs fiefs*(La Brosse, Vaux,
Bas Près, La Taffarette, Ferrières…) coexistèrent jusqu’à leur réunion par James de Rothschild. La terre de Ferrières est érigée, à la fin du XII ème siècle, en seigneurie. Elle verra se succéder plusieurs familles dont certaines illustres. Citons la famille de Marillac (XVe siècle) qui compta un contrôleur général des finances et un maréchal de France. La municipalité décida en 1976 de se doter d’un blason. Elle choisit les armes de cette famille originaire d’Auvergne.

Au XIIème siècle, Pierre Armand de la Briffe, procureur général au parlement de Paris, acquit le domaine de Ferrières ; il fut érigé en1681 en marquisat. A cette époque, Ferrières offrait l’image typique du village briard. Les habitations s’organisaient alors autour des Cours.

Le château de la famille des Marignac, remanié au cours des siècles par ses différents occupants,
fut acheté en 1801 par Fouché Duc d’Otrante, ministre de la police sous Napoléon Ier.
On peut toujours admirer son tombeau au cimetière du village.
Malgré les importantes restaurations entreprises par Fouché, le château fut rasé par James de Rothschild. Le fondateur de la branche française des Rothschild, acquis le domaine en 1829 et préféra reconstruire un nouveau château et transformer le parc. C’est l’architecte Paxton qui fut chargé de cette reconstruction qui se déroula de 1855 à 1859.

En 1996, Ferrières récupère sa particule « en-Brie » .Il s’agit bien d’une restitution puisque le village est mentionné sous son nom complet dès 1361.

Définitions

Capitulaires : acte législatif des souverains carolingiens.
Fiefs : terre qu’un vassal tenait de son seigneur et en échange de laquelle il devait accomplir le service dû à celui-ci.
Scories : résidus de fer après transformation.

 

 

Les Cours

Au cœur du village de Ferrières-en-brie, l’habitat est toujours organisé autour des cours.
L’organisationde l’habitat autour des cours est très ancien (des textes du XV ème siècle
sur Ferrières y font référence). Elles restent une composante de l’habitat briard.
Les cours rassemblant plusieurs maisons distinctes autour d’un espace public, ont été
créees dans un souci défensif (de la même manière que les fermes fortifiées de la région),
car l’unique point d’accès se fermait facilement fave à l'agression. La ruelle en impasse

(ex : la cour du Muguet) semble n’être qu’une variante de la cour car l’espace y était plus

réduit et ne permettait pas de constituer un espace plus grand.

 

L'ancienne buanderie

Construite en bois et en pierre en 1840 par Joseph Froelicher, elle se caractérise par sa très grande voûte et son ornementation.

 

 

Le Blason

En 1976, la Municipalité se dota d’un blason. Elle choisit les armes d’une grande famille ferriéroise du XV e siècle: les Marillac, originaire d’Auvergne.

« D’argent maçonné de sable, composé de 7 carreaux (2, 3, 2), celui en abîme chargé d’un croissant de gueules, les autres chargés chacun d’une merlette sable »

 

 

Les Merlettes :

Oiseaux de profil, les ailes repliées, ne possédant pas de bec. Elles annoncent le retour du printemps ou la sortie du désert.
Le Croissant :

Appartient aux figures célestes (soleil, lune, étoile) . La lune est appelée « croissant ». Le croissant est dit « montant » lorsque les cornes sont tournées vers le haut. La présence de ce croissant pourrait également indiquer que la famille a participé aux croisades.
Les couleurs :

Argent : signifiant l’innocence, la blancheur, la virginité.
Gueules (rouge) : signifiant le courage, la hardiesse, l’intrépidité.
Sable (noir) : signifiant la science et la modestie.

 

L'Eglise Saint-Rémy

L’église de Ferrières est citée dans une charte d’Odon de Sully, évêque de Paris en l’an 1000.
L’actuelle nef reprendrait l’emplacement d’une salle de justice construite au Xème siècle.

L’histoire de l’église est intimement liée à l’histoire des seigneurs de Ferrières. Plusieurs stèles funéraires des XIVème et XVème siècles sont encore visibles dans l’église.
L’une de ses pierres tombales
(à droite de St-Jean) représente Jehan Lempereur et sa femme.
On peut lire en partant en bas à gauche en lettres gothiques :
Cy Jehan Lempereur Bourgeois

de Ferrières qui trepassa en l’an M.CCC.XXXIIII (1334) .

 

A gauche du St-Jean, une autre stèle représentant une jeune femme; on peut lire en partant du coin gauche en haut : Cy gist Noble Damoiselle Loyse le Picart en son vivant veuve du defunt Noble Homme Adam-Aymery Escuyer S.Chatelain de cette ville de Ferrières en Brie et de Chaville au Val de Gaylle laquelle trepassa l’an de grace M.V.XXX.IX (1539) au mois de juing.

 

Autre stèle qui aurait été démontée lors des travaux menés à la fin du XIXème siècle : la partie centrale (au milieu du chœur) représente un religieux habillé comme un dominicain*.

Les deux autres blocs de la stèle sont répartis de part et d’autre. L’épitathe qui est presuqe complète si la stèle était remontée, porte l’inscription suivante en lettres gothiques : Pour les curés de céans cy mis preste clercs aussi frères d’Hermières pour leurs parens pour leurs amis faites a dieu bonnes prieres et pour tous ceux deferrieres parochians seigneurs et dames et touls autres mis e bieres afin qu’il

ait de tous les ames parcat eis chritus cunetis dans regna polarium 1550.

L’église fut incendiée en 1569 par les calvinistes. Charles IX accorda l’année suivante aux habitants la permission de couper dans la forêt de Crécy 21 chênes nécessaires à la reconstruction totale de la charpente.

 

Description architecturale

L’église St-Rémy est de style gothique ogival*, de l’époque primitive. La nef, composée de cinq travées, est longée de deux collatéraux s’ouvrant sur un transept non débordant.

Sur certaines colonnes cylindriques, on peut encore apercevoir des restes de polychromies*. Le chœur et les chapelles sont clos par une abside* et par deux absidioles à quatre pans.

La nef, dont les colonnes sont ornées de chapiteaux à corbeilles feuillagés, est couverte de voûtes d’arête.


Les clefs de voûte (XIII ème siècle) : les clefs de voûtes sculptées sont décorées de feuillages où alternent têtes d’hommes, têtes de femmes et têtes de diables.

L’église fut au milieu du XIX ème siècle restauré : remplacement de l’œil de bœuf par la rosace des portails sud et ouest, consolidation des contreforts. La rosace centrale et le portail sont néogothiques.

 

Les vitraux datent de 1880. Don des Rothschild, ils ont été créés par le maître verrier Champigneul.

Compositions : au centre, baptême de Clovis ; à gauche
St-Rémy évangélisant la France ; à droite, St-Rémy thaumaturge *.
Chapelle de droite : il y a trois médaillons racontant la légende de la vie de la Vierge.
Chapelle de gauche : il y a trois médaillons représentant la vie de la Saint Famille.

Statue : Saint-Jean Baptiste dans le désert, en marbre blanc. Don du baron J. de Rothschild vers 1860.

Bas-relief : l’adoration des mages : il a été mis à jour fortuitement pendant les travaux de restauration de l’église durant la seconde moitié du XIX ème siècle. Il date du XIIIème siècle et porte des traces de polychromie*.

 

Eléments remarquables

Absence de clocher

Le massif d’entrée est flanqué d’une tourelle à demi engagée, qui devait à l’origine donner l’accès au clocher. Depuis la démolition du clocher dans les années 1860,
un campanile* abrite les deux cloches restantes. La structure existante date de 1972.

Les cloches

La plus grosse datait de 1600, elle a été refondue en 1893 en respectant l’inscription et les ornements d’origine qui ont été moulés.

L’inscription est en relief, on peut y lire : Marye svis nommee par noble homme Pierre Le Clerc conseiller
du roy et receveur general des greniers a sels de la province de Normandie. 1600
J’ai été refondue et bénite en 1893 Rouiller Curé Bescher Maire Chambon Fondeur à Montargis Loiret
je pèse 370 kg.

 

L’inscription de la petite cloche est en capitales en creux : J’ai eu pour parrain Mr Pierre Auguste Fournier
et pour Marraine Mme Louise Emilie Gresson épouse de Mr Huve m’ont nommée Louise Adrienne Augustine.
L’an 1853 le 4 décembre j’ai été bénite par Mr Narcisse Noury uré de Ferrières Maire Jean Martigny.

Définitions

Dominicain : Religieux de l’ordre des Frères Prêcheurs fondé par Saint-Dominique.
Fondé en 1215 pour lutter contre l’hérésie cathare, l’ordre des dominicains s’orienta vers une forme de vie communautaire et démocratique entièrement commandé par la prédication de la parole de Dieu.

Ogival : En architecture, qui est relatif à l’arc brisé.

Polychromies : De plusieurs couleurs. Ce sont les traces de peintures. L’église aurait donc été peinte en partie du moins.

Abside (absidiales) : Espace de plan cintré en polygonal formant l’extrémité du chœur de nombreuses églises, ou constituant l’annexe d’une pièce quelconque.

Thaumaturge : Personne qui a fait ou prétend faire des miracles, notamment pour les guérisons.

Campanile : Clocher consistant en une tour isolée. Ce clocher est souvent construit en charpente.

 

Le Château de Ferrières en Brie et son Parc

Le domaine de Ferrières est situé en Seine et Marne, entre Lagny et Pontcarré. Il couvrait plus de 3000 hectares de bois, de taillis, de pâturages, de terres cultivées, appelés à constituer, eu égard à l’extension rapide de la banlieue vers l’Est, une réserve écologique, l’un des poumons de la capitale. Toutes ces terres avaient été rassemblées avec patience prémonition, à partir de 1828, par le baron James de Rothschild, fondateur de la branche française de cette illustre famille de banquiers. Sur l’emplacement des maisons des champs ayant appartenu à Fouché, le ministre des finances de Napoléon Ier, le baron se fit construire une résidence qui devait consacrer son ascension sociale et sa suprématie financière. Les dispositions de cette fameuse demeure avaient été étudiées à la fois pour abriter d’inestimables collections de tableaux, de tapisseries, d’objet d’art de toutes sortes, et pour servir de cadre à des fêtes somptueuses.
Médusés, les invités auxquels étaient offerts les plaisirs de la chasse s’attendaient à voir voler les faisans tous rôtis et bourrés de truffes !

 

Élevé de 1855 à 1859, le château est un vaste quadrilatère de 65 mètres de côté, haut de deux étages, surélevé sur un soubassement à usage de vestiaires et de services, et flanqué aux angles de tours carrées. Le style est celui de la Renaissance Italienne, telle qu’on la concevait au milieu du siècle dernier. Le rez-de-Chaussée, consacré dans sa majeure partie aux pièces de réception, et l’étage où sont disposées les chambres, prennent vue sur les magnifiques perspectives d’un parc à l’anglaise. La lumière est partout répandue, même dans le hall central qui bénéficie d’un éclairage zénithal. Des raffinements inconnus à l’époque avaient été prévus : chauffage central et eau courante, chaude et froide, dans les chambres principales dont certaines comportaient des baignoires d’argent. Les cuisines étaient situées dans un bâtiment particulier, relié aux offices par un petit chemin de fer souterrain.

 

L’architecte de Ferrières fut l’anglais Joseph Paxton*, autodidacte de génie, dessinateur de jardins et de serres auteur du Crystal Palace de Londres, disparu dans un incendie à le veille de la dernière guerre.
Un français, Eugène Lami, prit en charge toute la décoration, sinon l’agencement de certaines pièces.
Il accomplit même à cette intention un voyage ne Italie, à Venise, en compagnie de l’épouse de son richissime client, la Baronne Bettina ou Betty, une beauté brune dont Ingres fit un portrait célèbre, et que Heine a chantée dans ses vers sous le nom de
« l’Ange ».

 

Le château reçut des visites mémorables, dont celle, particulièrement fastueuses, de Napoléon III en 1862, et la rencontre, infiniment moins glorieuse,
au soir du 19 septembre 1870, de Bismark* et de Jules Favre, le Ministre des Affaires Etrangères de la toute jeune république française , née du désastre de Sedan. La conversation, connue dans l’Histoire sous le nom d’Entrevue de Ferrières, n’aboutit pas ; elle retarda seulement de quelques heures l’investissement de Paris.

 

En 1940, Ferrières connut une nouvelle occupation et, cette fois-ci, ses collections prirent le chemin de l’Allemagne. Le château demeura inhabité jusqu’en 1959. Sa remise en état est l’œuvre du Baron Guy et de sa femme Marie-Hélène, qui ont légué une notable partie du domaine, avec le château,
à la CHANCELLERIE DES UNIVERSITES DE PARIS.

Sous le nom de FONDATION MARIE-HELENE ET GUY DE ROTHSCHILD, Ferrières avait été destiné à devenir un Centre d’Etudes et de recueillement intellectuel, ainsi qu’un lieu de rencontres universitaires et de colloques consacrés aux actualités scientifiques, artistiques et littéraires.

 

Bismark : 1815-1898. Homme politique prussien. Il réalise l‘unité allemande au profit de la Prusse de 1864 à 1871.
A l’issue de la guerre franco-allemande (1870-1871),
qui se solde par l’annexion de l’Alsace-Lorraine, il fait proclamer l’empire allemand à Versailles le 18 janvier 1871. Il devient chancelier de cet empire (le II ème Reich)
jusqu’à l’avènement de Guillaume II en 1890.
Il quittera alors la vie politique.

 

Paxton (Sir Joseph) : 1801-1865. Jardinier et architecte britannique. La construction , pour l’exposition universelle de 1851 à Londres, du Crystal Palace fait de lui un pionnier de l’architecture du fer et de la préfabrication.

 

 

 
 

Château de Ferrières en Brie

 

Pour tout renseignement, s'adresser

à la Mairie de Ferrières-en-Brie au

 

Tél. : 01 64 66 31 14

 

www.ferrieresenbrie.fr

 

 

Les Ecuries du Château

Elles faisaient partie de l’ancien domaine des Rothschild à Ferrières. Elles pourraient être attribuées à Alfred-Philibert Aldrophe ou à Joseph-Antoine Froelicher. C’est un édifice construit dans les années 1860, inspiré de l’architecture anglo-normande. Il se distingue par l’élégance de sa façade en colombage et par sa cour centrale couverte d’une verrière. Selon certains chroniqueurs, elles pouvaient accueillir jusqu’à 80 chevaux.
Elles abritent actuellement les ateliers municipaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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